Vieillir demain

Pierre Denys est formel : « La prévention est l’enjeu majeur du bien-vieillir »

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Pierre Denys ausculte les forces, les faiblesses et les freins inhérents à la mise en place d’un système de santé plus souple et mieux coordonné entre ses différents acteurs.

Le 17 décembre 2015, le Parlement français a adopté la loi de Santé débattue depuis de longs mois. Ce texte institue, pour la première fois, grâce à l’article 47, un « open data de santé », ainsi qu’une plus large accessibilité aux données de santé notamment pour la recherche et l’innovation.

En sa qualité de co-responsable d’un laboratoire de recherche dédié à la mise au point de stratégies thérapeutiques innovantes pour pallier aux pathologies neurologiques liées aux troubles urinaires et sexuels, Pierre Denys nous a livré sa vision de l’open santé. Pour lui, c’est une formidable ressource d’information. Plus la recherche dispose de données, plus elle est en mesure d’anticiper et donc d’améliorer la qualité de vie pour les personnes en état de vieillissement. Il reste toutefois pragmatique, sachant qu’entre les chiffres ( la « data ») et la réalité du quotidien, il existe parfois un décalage. Il préconise donc une nouvelle organisation et un nouveau management des systèmes de soin français, tout en admettant que le chemin à parcourir est encore long. Il prend l’exemple du fameux dossier médical partagé qui a du mal à se concrétiser. La prévention demeure pour lui un en enjeu majeure du bien vieillir.

Pour conclure, il admet que seul une régulation et une organisation politique forte des différents acteurs autour de ces questions permettront au système de soin français de regarder véritablement vers le futur.