Plaisir

« L’activité physique en EHPAD augmente l’autonomie et le bien-être des résidents. »

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Le Docteur Patricia Plisson, la psychologue Laëtitia Ollier et Pauline Prudhomme, membre de l’association Siel Bleu, nous donnent leurs avis sur l’étude LEDEN *. Ou comment une activité physique peut servir d’approche thérapeutique en EHPAD. Témoignages croisés de trois spécialistes.

Début 2016, l’Institut du Bien Vieillir Korian en partenariat avec le gérontopôle de Toulouse et l’équipe du Professeur Yves ROLLAND, a lancé l’étude LEDEN. Un programme qui étudie l’impact d’une activité physique sur les personnes atteintes de pathologies cognitives. Dans un précédent article, nous revenions sur les enjeux, les perspectives et le protocole de cette étude LEDEN *. Dans cette vidéo, Patricia Plisson, médecin coordonnateur à Korian Croix Périgourd, précise que l’activité physique doit être « régulière et calibrée » afin de réduire le déclin fonctionnel des résidents atteints de troubles cognitifs. C’’est l’association Siel Bleu qui se charge d’encadrer ces séances en EHPAD.

Membre de cette association, Pauline Prudhomme nous plonge alors en immersion en décrivant les différentes activités proposées aux seniors. Pour la psychologue Laëtitia Ollier, ces séances d’activités physiques ont un impact indéniable sur l’autonomie des seniors dans leurs gestes de la vie quotidienne. Un maintien physique qui a également des bienfaits psychologiques. Au fil des séances, les sourires se multiplient, la bonne humeur se lit sur les visages et les participants communiquent mieux, que ce soit par le geste ou la parole, avec leur entourage. Ce qui nous amène à une autre interrogation : une activité physique serait-elle finalement plus bénéfique qu’une activité sociale ? La réponse sera connue en début d’année 2017 lors de la publication des conclusions de l’étude LEDEN *.

LEDEN*: Effects of a Long-term Exercise program on functional ability in people with DEmentia living in Nursing homes